L’aide conditionnée du FMI-UE à la Grèce résout pour partie le problème de liquidité mais nullement le problème de solvabilité.
Cette intervention tardive, résultat d’un accord « fragile » ne suffira pas à éliminer les risques qui pèsent sur la Grèce et la zone Euro, dettes élevées, croissance en panne, manque de compétitivité, absence d’un «Trésor » capable d’emprunter au nom de l’union, absence de gouvernement commun etc.
La tentative de réponse au problème de solvabilité repose sur le plan d’austérité, qui a très peu de chance d’aboutir, passage de l’ âge de départ à la retraite de 54 à 67 ans, réintégration de l’économie souterraine dans le régime fiscal de droit commun, réduction drastique des coûts de fonctionnement de l’état, rigueur budgétaire à tous les étages, en un mot changer les Grecs en Allemands, tout ça relève d’un grand optimisme…
Ce plan nécessaire n’est pas une réponse suffisante, quelle alternative pour « resolvabiliser » la Grèce ?
La sortie de la zone Euro exclue, une politique inflationniste/dévaluation « compétitive » pourrait être cette solution, mais l’épargnant rhénan devrait il accepter d’être mis à contribution pour résoudre les erreurs des voisins ? L’Allemagne a-t-elle intérêt à une politique inflationniste ? Les économies « de la bière » resteront elles à ce point, solidaires des économies « du vin » ?
L’impossibilité de dévaluer, c'est-à-dire l’obligation de rembourser dans une devise « forte », soulève la problématique de la restructuration de la dette, problème valable pour l’ensemble des PIIGS (Portugal, Irlande, Italie, Grèce et Espagne)
Milton Friedman, icône nobélisé du monétarisme, déclarait : « Le déficit des USA est libellé en dollars, non en livres ou en francs ; en dernier recours, nous disposons de la planche à billets », les Grecs, eux n’ont pas la planche à billets ! La restructuration de la dette est une option à ne pas exclure…
mardi 4 mai 2010
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